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Juin 2021

JUIN 2021

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Actualités

Malgré la hausse permanente des prix de l’électricité ainsi qu’une pression croissante des associations de consommateurs sur le gouvernement, le mois de juin n’a pas apporté de changement sur la législation de l’ARENH.  

L’obligation totale de la période 5 du dispositif des CEE culmine désormais à 2500 TWhc pour la période 2022 – 2025 contre 2133 TWhc pour la période 2018 – 2021. Toutefois l’électricité et le gaz ne sont pas logés à la même enseigne : l’obligation pour le gaz augmente de 50% et, à contrario, celle de l’électricité baisse de 11%

Le 28 juin, la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) a rendu public son observatoire trimestriel du marché de l’électricité. Le bilan s’avère positif pour l’ensemble des fournisseurs alternatifs avec plusieurs centaines de milliers de clients résidentiels et professionnels conquis. 

Un point sur les marchés

Le mois de juin a été marqué par une hausse record des prix du gaz. Le contrat pour livraison en M+1 (contrat négocié en juin pour une livraison de gaz en juillet) a atteint un niveau de 32,21 euros/MWh. Son plus haut depuis 13 ans ! Le contrat pour livraison 2022 est lui aussi à un niveau élevé avec 24,34 euros/MWh.

Malgré la mise en opération prévue à la fin de l’été du nouveau gazoduc Nord Stream II, la Russie ne semble pas vouloir augmenter ses exportations de gaz vers l’Europe. Les flux de gaz en provenance de notre principal exportateur demeurent exceptionnellement bas et les autorités russes veulent tirer le plus de profits de cette situation de marché qui les favorise.

En effet, les cargos de gaz naturel liquéfié vont principalement vers l’Asie (forte reprise économique) et la consommation de gaz reste élevée en Europe pour la saison. Pour ces raisons, la Russie est en position de maintenir des prix élevés sur les marchés européens.

Les prix de l’électricité suivent ceux du gaz dans un contexte où les prix du carbone et du charbon restent eux aussi élevés. Il semble que notre seul espoir de voir les prix de l’énergie redescendre serait une saison hivernale 2021-2022 exceptionnellement clémente. 

Quelques articles pour aller plus loin

Principes de fonctionnement du dispositif CEE
Nord Stream II, le gazoduc qui divise les plus grandes puissances

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Mai 2021

MAI 2021

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Quoi de neuf au sujet de l’ARENH ? Quelle décision va prendre la Commission Européenne ? Il semblerait que deux options soient actuellement étudiées. Si rien n’est encore fixé à ce sujet, il n’en est pas de même pour le plafond et le prix de l’ARENH. En effet, le plafond de 100 TWh et son prix qui est de 42euros/MWh seront maintenus en 2022. Si réforme il y a lieu, celle-ci prendra effet en 2023.

Les décisions au sujet de la 5ème période du dispositif CEE (certificats d’économies d’énergie) qui démarrera au 1er janvier 2022 et pour une durée de 4 ans ont été conclues ce mois-ci. Les textes définitifs ne seront pas publiés avant juillet. A ce sujet, il faut s’attendre à une hausse du niveau global des obligations pour les fournisseurs, notamment sur le gaz. Aussi, le seuil des franchises diminuera progressivement. Actuellement fixé à 400GWh/an, il diminuera jusqu’à 100GWh/an. Ce seuil permet actuellement aux nouveaux fournisseurs ayant un portefeuille inférieur à 400 GWh/an de ne pas acheter de CEE. Un fort avantage en termes de prix.

POINT SUR LES MARCHÉS

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Des prix de l’énergie en dents de scie. En effet, une forte hausse a marqué le début du mois laissant place à une baisse conséquente les mardi et mercredi 18 et 19 mai. Le contrat à terme d’électricité a baissé de 8euros/MWh pour 2022 sur ces deux jours. Une nouvelle hausse de 3 euros fut notée le jeudi 20 mai avant de revenir progressivement à leur niveau précédent.

Des sauts de prix expliqués par le tarif du CO2 qui réagit fortement aux mouvements des marchés d’actions américains et des cryptos. Il existe une corrélation entre le prix des EUA et les actifs financiers, due à la présence de plus en plus importante des spéculateurs sur le marché dans un contexte d’offre faible. Cela se répercute fortement sur le prix de l’énergie créant alors des mouvements passant d’extrêmes à d’autres. Une situation difficile à expliquer avec les fondamentaux de marchés.

 

Quelques articles pour aller plus loin

 

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1er trimestre 2021

1er TRIMESTRE 2021

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L’année 2021 commence mal pour les consommateurs d’énergie. En effet, les montants des factures augmentent pour les professionnels avec, pour certains, une augmentation de 2,6% TTC du Tarif Réglementé de Vente début février.

En décembre dernier, la Commission de Régulation de l’Énergie a soumis un projet de décision pour le Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité (TURPE 6). Celui-ci sera actif à partir d’août 2021, et ce, pour 4 ans. Ainsi, le TURPE devrait augmenter en moyenne de 1,39% par an. Il faudra également surveiller le prix des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) qui auraient également tendance à augmenter à partir de 2022. Il a été annoncé que l’objectif de la période 5 du dispositif serait de 2 400 térawattheures soit + 12,5% de l’objectif actuel (déjà difficilement atteint). Pour rappel, l’obligation d’achat de CEE pèse environ 5 euros/MWh dans les factures d’électricité et 3,5 euros/MWh dans les factures de gaz naturel.

Enfin, il semblerait que ni le prix de 42 euros/MWh, ni le plafond de 100 TW de l’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (ARENH) ne soient révisés pour 2022 puisque la négociation autour du projet Hercule d’EDF est toujours en cours et ne semble pas favorable. Le gouvernement poursuit cette négociation pour la mise en œuvre d’un nouveau cadre réglementaire à travers le projet Hercule et pour définir la nouvelle régulation du nucléaire qui en découlera. Un accord est souhaité d’ici fin 2021, avant les présidentielles de 2022.

Un point positif pour conclure : RTE a publié son bilan de l’année 2020 qui a révélé des résultats encourageants. En effet, la production de l’électricité renouvelable française a battu de nouveaux records :

  • + 17% pour l’éolien
  • +8% pour l’hydraulique 
  • +2,3% pour le solaire

TENDANCE DES MARCHÉS

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Marché de l’électricité : 

  • Depuis début février, les prix de gros de l’électricité ont fortement augmenté (+12,9% pour l’année 2022), en raison d’un prix du carbone record allant jusqu’à 43 euros par tonne. Résultat : une bonne nouvelle pour le climat mais moins pour la facture en énergie.
  • L’augmentation du prix de l’électricité est également dû à la hausse du prix du pétrole et du gaz. En effet, depuis le début de l’année, on observe une augmentation de leur coût. Certains analystes parlent d’un nouveau « super-cycle » des matières premières. Un élan de consommation entraînerait leurs prix vers une hausse considérable. Cependant, ces données sont à prendre en comparaison avec une base extrêmement faible, liée au début de la pandémie mondiale. 
  • Ajoutons à cela que les économies européennes et américaines restent encore lourdement impactées par la crise sanitaire. Probablement donc trop tôt pour parler d’un « super-cycle » tant la période actuelle présente des incertitudes encore trop nombreuses.

Marché gazier : 

  • Comme pour l’électricité, le prix du gaz est resté à des niveaux élevés depuis le début de l’année. Une fin d’hiver froide et un approvisionnement limité en sont la cause.
  • L’évolution des prix dans les mois à venir devrait dépendre des volumes de gaz naturel liquéfié exportés des Etats Unis sur les côtes européennes. Ces exportations, abondantes au début de l’année 2020, avaient engendré des niveaux de prix très bas jusqu’en août 2020. 
  • L’hiver dernier, les Etats-Unis ont davantage exporté de gaz liquéfié vers l’Asie où les prix de vente étaient plus élevés. Les pays européens ont donc dû miser sur leur réseau de gazoducs pour s’approvisionner en gaz. Cette tendance devrait s’inverser dans les prochains mois suite à la baisse d’attractivité des prix asiatiques.

Annexes :

Projet Hercule d’EDF
Prix du carbone
Certificats d’économies d’énergie